biographie

Je m'appelle Jean-Philippe Smet
Je suis né à Paris
Vous me connaissez mieux sous le nom de Johnny
Un soir de juin en 1943
Je suis né dans la rue par une nuit d'orage

Je suis né dans la rue, je suis né dans la rue

dans la rue...

Jean-philippe est effectivement né le 15 juin 1943 ; non pas dans la rue mais dans une clinique de la cité Malesherbes à PARIS – pas plus que par une pluie d’orage mais par une belle journée chaude et ensoleillée.

Etait t’il vraiment désiré, cet enfant abandonné par ses parents, alors qu'il n'était qu'un bébé. Pour retracer la véracité de son histoire, il faut en connaître les acteurs.

 COMMENCONS PAR LE PERE DE JOHNNY:

Léon SMET non plus ! n’a jamais dit « Papa ». Né le 3 mai 1908 à SCHAERBEEK (où naîtra Jacques BREL), il est le fils d’un Flaman, Clément Antoine SMET, et d’une Wallone, Marie-Barbe HUBIN. Quelques semaines après sa naissance, Clément SMET, chauffeur aux chemins de fer belges, disparaît dans un accident ferroviaire à la gare Rogier, à BRUXELLES. Marie-Barbe a très peu d’instruction ais, par chance, Léon a une sœur de 20 ans son aînée: Hélène, une femme de tête à la fibre artistique, qui va prendre son éducation en main. Elle l'incitera entre autre, à s'inscrire au Conservatoire de BRUXELLES pour ses 20 ans. - Elle ne s'est pas trompée: Léon obtient « la plus grande satisfaction » dans la branche « mimique ». Au court d'art dramatique, il se distingue aussi en recevant un deuxième prix avec satisfaction.

A peine sorti du conservatoire, Léon SMET se marie une première fois - il se mariera beaucoup - le 24 août 1929 avec Nelly DEBEAUMONT. Avec cette belle jeune femme de 22 ans, il fait ses premiers pas dans la vie d'artiste en mettant au point un numéro de danse, qu'ils représentent en Belgique et à l'étranger. - Il devra attendre encore quelques années avant de voir arriver un début de consécration. En octobre 1935, il ouvre à BRUXELLES un cabaret qu'il baptise Le trou Vert. Il en profite pour changer de nom: il s'appelle désormais Jean Michel. Sa forte personnalité attire du monde et le cabaret marche bien. Claude ETIENNE, directeur du théâtre du Rideau à BRUXELLES, se souvient: « Il avait un certain talent, de la présence, une gueule ­un visage viril. Il faisait même un peu mauvais garçon. Il avait une belle voix et une conviction très grande » . Une description qui pourrait s'appliquer mot pour mot à JOHNNY HALLYDAY……

Malgré ce succès, Léon (alias Jean Michel) décide en avril 1936 de former une troupe de théâtre « le Théâtre des Arts ». Il monte et joue avec talent le « Tristan et Iseult » du poète Belge Ernest MOERMAN, mais la pièce passe pratiquement inaperçue. Il relance alors le Trou Vert ailleurs, au cœur des vieux quartiers de BRUXELLES qui ouvre ses portes le 7 novembre 1936. Le programme débute sur une chanson qu'il interprète. - La presse salut son talent - Le cabaret attire un public d'intellectuels, de peintres et d'artistes en tous genres. Des auteurs comme Tchekhov, Alphonse Allais ou Louis Aragon enrichissent le programme et, bien sûr cette joyeuse troupe, a plutôt la tête à gauche: Jean Michel monte en 1937 « les comptes du 11 avril »,  spectacle qui dénonce le « rexisme », mouvement d' extrême droite Belge. Jean Michel ne change rien à sa façon de vivre. Il laisse s'installer dans son cabaret un certain désordre. Il lui arrive même de disparaître en laissant comme seule adresse ; « Chaumière du Calme, île de la solitude » En réalité, cette solitude cache bien souvent une femme ...

C'est au Trou Vert qu'il rencontre sa future seconde épouse: Jacqueline HARPET, la jeune fille a 18 ans. - Exit Nelly ... Léon et Jacqueline emménagent sur une péniche, car Léon a déjà bien ancré ce goût des bateaux et des voyages. - La mer, on la retrouve comme décor de " M. Fantomas ", film muet d'une vingtaine de minutes tourné par Ernest MOERMAN pendant l'été 1937. Léon s'occupe de la régie et tient le rôle de Fantomas lui-même. Ce film présenté à BRUXELLES en octobre 1937, ne connaît qu'un petit succès.

Quand le Trou Vert reprend ses activités, le 4 novembre 1937, Léon SMET a déjà la tête ailleurs. Il regarde vers PARIS.

Au début de l'année 1939. Léon et Jacqueline - sa nouvelle épouse - s'installent à deux pas du Sacré-Cœur. Très vite, Jean Michel crée une nouvelle troupe de théâtre qu'il baptise: " la Compagnie de la Rose". Le succès ne vient pas et la jeune troupe se dissout.

Léon SMET, lui, retombe vite sur ses pieds. Il se produit dans un cabaret en vogue. C'est Agnès CAPRI qui l'a découvert; une pionnière. C'est dans son cabaret que débutent entre autres Serge REGIANI et MOULOU­DJI. Avec qui Léon SMET se liera d’amitié. - pour MOULOUDJI, qui se souvient de cette époque. Léon SMET était " un très bon acteur, avec beau­coup d'allure ".

La seconde guerre approche et voit la fermeture du cabaret en 1940. Ils remontent à PARIS. au début de l'année 1941. mais leur histoire commence à battre de l'aile. Léon SMET, qui s'est découvert un penchant pour l'alcool, subsiste surtout grâce à sa sœur Hélène, qui s'est ins­tallée avec son mari et ses deux filles, Mémen et Desta, dans un apparte­ment du 9ème arrondissement, 13 rue de la Tour des Dames.  C'est là que JOHNNY passera une grande partie de son enfance et de son adolescence.

Et puis Léon SMET se montre instable, imprévisible, incapable de se fixer, aussi bien dans son travail que dans sa vie privée. Comme si son âme voyageuse ressentait toujours l'irrépressible besoin de quitter un monde affectif pour un autre. Chaque fois, quelque chose le pousse à briser tout lien amical ou amoureux pour un perpétuel" ailleurs" qu'il est incapable, de définir. D'où son errance artistique et amoureuse, son goût du déménagement, ses départs pour des pays lointains.

Finalement découragée : Jacqueline HARPET quitte Léon, qui va s’installer seul dans un hôtel de la place Emile-Goudeau, à deux pas du Bateau-Lavoir. De là, il lui suffit de se laisser porter par la pente de la Butte Montmartre, pour arriver au bas de la rue Lepic, où Huguette CLERC, qui a 19 ans, est vendeuse dans une crémerie

 

Huguette CLERC naît le 19 mars 1920 rue de Belleville à PARIS. Sa mère, Jeanne CLERC, n'est pas mariée, et Huguette porte son nom. Pour cette raison, elle admettra difficilement que Jean-Philippe soit lui aussi un enfant naturel,  et insistera pour épouser Léon SMET, dont elle était déjà pourtant séparée.

Contrairement à Léon, l 'artiste cultivé et beau parleur, Huguette n'est pas très instruite. Elle quitte l'école à 16 ans pour apprendre le métier de coiffeuse, mais tombe malade 6 mois après. Atteinte d'une pleurésie, elle doit s'arrêter de travailler pendant un an. En été 1939, elle trouve une seconde famille dans une crémerie de la rue Lepic. Elle y travaille et y vit.

Un jour, entre dans la crémerie, un homme à belle allure, aux cheveux châtains, aux yeux d'un bleu intense. Huguette apprécie la courtoisie de cet homme de 12 ans son aîné. Elle en tombe amoureuse: c’est Léon SMET. Léon est marié et sans travail ? peu importe, elle est prête à tout ! Et quand il lui déclare: « je veux t'épouser et je vais demander le divorce », elle le suit.

En juillet 1942, Léon et Huguette s'installent dans le 18ième et c'est le bonheur. Léon est gentil, gai sans exubérance, plutôt pudique. Il la veut près de lui le jour et la nuit, si bien qu'elle finit par abandonner son travail à la crémerie. Ils sortent beaucoup et Huguette rencontre de nombreux artistes amis de Léon, dont Jacques DUFILHO. Huguette et Léon s'aiment, le temps de mettre en route le petit Jean-Philippe; ils s'installent au 23 de la rue Clauzel, dans un atelier de peinture.

Huguette est enceinte et heureuse. Ils n'avaient pas programmé cet enfant, mais Léon est ravi et aux petits soins pour elle.

Mardi 15 juin 1943, la capitale est occupée par les Allemands. Il est 5 Heures00 du matin et PARIS baigne dans une obscurité totale. Obéissant aux consignes de sécurité, les Parisiens ont camouflé leurs lumières à 22 Heures30 la veille. Elles ne se rallumeront qu'à 5 Heures 18.

Un car de police secours s'arrête devant le n" 23 de la rue Clauzel, dans le 9ème, tout près de PIGALLE. Les policiers grimpent les escaliers 4 à 4. Sur le palier du dernier étage, Léon SMET les attend avec inquiétude, car sa compagne est sur le point d'accoucher.

Elle s'appelle Huguette CLERC, elle est blonde et jolie, elle a 23 ans. Léon à 35 ans. Le car de police repart aussitôt jusqu'à la clinique Marie-Louise, au n° 3 de la cité Malesherbes; une petite clinique qui peut accueillir 24 futures mamans. Chaque chambre a le nom d'une fleur gravée sur une plaque d'émail blanc; iris, violette, lilas ..... Mais on n'attendait pas la jeune femme si tôt; on l'ins­talle sur un lit de camp. Léon SMET qui la dorlote depuis le début de la grossesse, reste près d'elle.

Dans la salle d'accouchement, c'est à 13 Heures 00, ce mardi 15 juin 1943. que naît sous le signe des Gémeaux ascendant Vierge un gamin de 3.5 Kg baptisé Jean-philippe.

Léon aurait préféré Arthur, en souvenir de son frère tué à la guerre de 14-18, mais il s'incline devant le choix maternel : Jean, parce que la mère d' Huguette, se prénomme Jeanne, et Philippe « parce que je trouvais ça joli », dit-elle (en 1990, lors d'une rencontre avec Jean-Dominique BRIERRE et Mathieu FANTONI).

A sa naissance, seule Huguette reconnaît l'enfant, car Léon, bien que séparé de son épouse légitime, est toujours marié. Jean-Philippe Léo CLERC ne deviendra donc Jean-Philippe SMET qu'en 1944, quand Huguette et Léon se marieront le l7 septembre 1944.

Léon est heureux d'avoir un fils, même s'il ne se montre pas très paternel. Il vient souvent à la clinique, pendant la semaine qu'y passe Huguette, seule dans une chambre avec son enfant. Mais cette situation idyllique ne dure pas. Quand Huguette ren­tre chez elle avec le bébé, elle tombe des nues. Léon a profité de son absence pour vendre leur lit, la layette du bébé et les boites de lait Neslte qui lui étaient destinées ! Comme elle lui demande comment il a pu faire une chose pareille, il répond laconiquement : " il fallait bien que je mange ".

Huguette comprend que la vie avec Léon risque de devenir très vite impossible, et qu'elle devra élever seule son enfant, même si le ,statut de fille-mère est particulièrement inconfor­table en ces temps de guerre et de morale bien-pensante. C'est le début de la fin d'une histoire d'amour. Une curieuse his­toire d’amour, entre un homme et une femme qui avaient bien peu de points en communs. Pour Jean-Philippe, c'est la première déchi­rure - Celle d'une petite enfance hors des sentiers battus, vécus bien souvent dans le drame. Une petite enfance sans racine, où tout va se conjuguer au négatif autour de lui : pas de foyer, pas de maison, pas d'amis, pas de pays, pas de scolarité. Et quand arrive l'adolescence, pas d'album de famille, seulement un passé en forme de pat­chwork qu'on se fabrique au hasard des révélations des uns et des autres. Une vérité parfois occultée, parfois travestie au fur et à mesure que se produit la légende de « l’idole des jeunes ». Alors le principal intéressé - Jean-philippe - va se réfugier dans le rêve.

JOHNNY HALLYDAY reconnaît lui-même : « le principal  c'est l'enfance. Moi je n’aie jamais dit PAPA à un mec, ni MAMAN à une mère…… C'est comme ça qu'on Commence à rêver - dans le genre "il était une fois"……. Et dans ce rêve, le père est un être solitaire, cultivé, artiste mais fantastique. La mère est une femme d’une grande beauté.
Commentaires (4)

4. Une fan de Johnny Le 24/09/2008 à 14:51

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J'ai vu ton montage sur "Je suis né dans la rue" il est GENIAL comme les deux précédents d'ailleurs !
Bravo !

Johnny si un jour tu tombe sur ce site par hasard sache que JE T'AIME !

3. Une fan de Johnny Le 24/09/2008 à 13:17

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Ils sont trop bien tes montages, tu en as fait un nouveau avec "Je suis née dans la rue" ?!!! Je vais le regarder et je te dirait ce que j'en pense !!

2. Une fan de Johnny Le 24/09/2008 à 13:11

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Il y a des trop belles photos dans "l'album photo" , je les adores !!

Johnny I love you ! <3

1. Une fan de Johnny Le 24/09/2008 à 13:09

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Salut sa va ??
J'adore la chanson "je suis né dans la rue"...bein tu vois je ne savais pas dans quel clinique il est né et maintenant grace à toi je le sais donc merci !
Bein, moi je suis super heureuse qu'il soit là, même si il n'a pas vraiment été désiré par ses parents, parceque au fond une vie sans Johnny n'aurait pas de sens ! "Une vie sans Johnny" ? IMPOSSIBLE ! "Et si Johnny n'avait jamais existé ?" la vie n'aurait aucun sens et ne serai pas comme elle est aujourd'hui parceque au fond on a tous quelques choses de Johnny en nous...en tout cas pour ma part cela m'ai impossible de vivre sans lui !!
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Dernière mise à jour de cette page le 02/10/2008

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